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Une délégation américaine visite les îles Salomon après avoir signé un accord avec la Chine

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Paris, 22 avr. (Cinktank.com) –

Une délégation de hauts fonctionnaires américains s’est rendue dans plusieurs îles du Pacifique, dont les îles Salomon, qui ont été sous les feux de la rampe ces dernières semaines après avoir signé un accord de sécurité avec la Chine, malgré le refus de puissances telles que l’Australie et les États-Unis.

La délégation, conduite par le coordinateur indo-pacifique du Conseil national de sécurité, Kurt Campbell, s’est rendue jeudi dans la capitale des Îles Salomon, Honiara. Ils ont rencontré le Premier ministre du pays, Manasseh Sogavare, et d’autres membres de son cabinet, ainsi que des politiciens de l’opposition.

Lors de la réunion, la délégation a exposé les « mesures spécifiques » que les États-Unis prendraient pour « promouvoir le bien-être » des habitants des îles Salomon. Il s’agirait notamment de faire avancer l’ouverture d’une ambassade, de promouvoir la coopération en matière de munitions non explosées, d’envoyer un navire médicalisé pour traiter les problèmes de santé publique, de faire progresser le dialogue sur le retour du Corps de la Paix et de fournir des vaccins supplémentaires, entre autres initiatives.

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Dans une déclaration publiée par la Maison Blanche, l’administration américaine a souligné son « respect du droit des nations à prendre des décisions souveraines dans l’intérêt de leur peuple », en référence à l’accord de sécurité entre les îles Salomon et la Chine.

À cet égard, les représentants des Îles Salomon ont indiqué que l’accord avec Pékin n’avait « que des applications domestiques ». Les envoyés de Washington ont alors manifesté leur scepticisme, car ils estiment qu' »il existe des implications potentielles en matière de sécurité régionale », notamment pour les États-Unis et leurs alliés.

« Si des mesures sont prises pour établir une présence militaire permanente de facto, des capacités de projection de puissance ou une installation militaire, la délégation a noté que les États-Unis auraient des préoccupations importantes et répondraient en conséquence », a souligné la Maison Blanche.

En réponse, le Premier ministre Sogavare a réitéré ses assurances que l’accord avec la Chine n’affecterait aucun pays de la région, bien que la délégation américaine ait prévenu qu’elle « suivrait de près l’évolution de la situation ».

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À ce stade critique, les États-Unis et les Îles Salomon ont convenu d’entamer un dialogue stratégique de haut niveau visant à « renforcer la communication, à répondre aux préoccupations mutuelles et à faire progresser les progrès pratiques ».

Cette visite américaine intervient quelques jours après que les gouvernements de la Chine et des Îles Salomon ont signé un accord de sécurité qui, selon le porte-parole de Pékin, Wang Wenbin, permettra aux deux parties de collaborer sur des questions telles que « le maintien de l’ordre public, la sécurité des personnes et des priorités, l’aide humanitaire et la réponse aux catastrophes naturelles ».

Le ministre australien des Affaires étrangères, Marise Payne, a dénoncé dimanche le « manque de transparence » entourant l’accord, malgré l’insistance du Premier ministre Sogavare à dire que son gouvernement n’autoriserait jamais la construction d’une base militaire chinoise.

Outre l’inquiétude de Canberra, le porte-parole du département d’État de Washington, Ned Price, a averti lundi qu' »un tel accord pourrait accroître la déstabilisation dans les îles Salomon et créer un précédent inquiétant pour la région indo-pacifique ».

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