Accueil Sport Golf Roland-Garros, le mystère de l’édition 1937

Roland-Garros, le mystère de l’édition 1937

0

L’Open de France, le plus ancien tournoi de golf continental, reprend le chemin de sa très longue histoire après deux années d’interruption dues au Covid. Une 104e édition qui se déroulera comme d’habitude au Golf National. Mais dans un passé plus lointain, plusieurs autres clubs l’ont accueilli, dont le prestigieux golf de Chantilly, à 10 reprises.

C’est une erreur qui persiste : en réalité, Chantilly a accueilli 11 Open de France : 1913, 1925, 1933, 1937, 1947, 1950, 1964, 1974, 1988, 1989 et 1990. L’édition 1937, remportée par le pro français de St-Germain Marcel Dallemand, s’est déroulée sur le fameux et célèbre parcours de Vineuil et non à Saint-Cloud comme il est habituellement indiqué.

Cette bévue paraît d’autant plus incroyable que le club concerné n’était pas au courant. Les tableaux d’honneur qui ornent les murs du club-house, dans la salle à manger précisément, ne mentionnaient pas cette édition ! Heureusement, après la parution du livre Golf de Chantilly – 1909 qui fête son centenaire, la faute sera réparée… Pour les historiens, la principale source d’information reste Tennis et Golf, le premier magazine à traiter du golf dans son ensemble.

Lire aussi:   Francesca Fiorellini, grand triomphe au Portugal

Cependant, il apparaît dans le numéro de juillet 1937, un reportage intitulé « Le championnat international d’omnium à Chantilly » (nom de l’époque des Internationaux de France). D’autres revues comme Le Golf le mentionnent également. Les preuves sont irréfutables…

Comme pourrait l’être celle de l’édition de 1947 ! S’il est toujours attribué à Chantilly, le même magazine Tennis et Golf commet une terrible erreur en titrant « Le Championnat International Omnium de France à St-Cloud » alors que l’article mentionne Chantilly comme théâtre du tournoi…

L’explication pourrait donc venir d’un double vertige : celui du mauvais titre de 1947 et de la déception d’une décennie ! On ne peut plus faire confiance aux journalistes, même ceux de l’époque… En définitive, toute recherche des vainqueurs de Roland-Garros doit commencer par la source la plus simple et la plus sûre : le trophée Edward George Stoïber remis au vainqueur.

Mais là encore, quelques imprécisions peuvent prêter à confusion… En lisant de plus près les noms des vainqueurs gravés sur la plaque de métal qui entoure la base de la coupe, on s’aperçoit qu’entre parenthèses il est parfois mentionné la nationalité, le club auquel appartient le vainqueur ou le club hôte…

Lire aussi:   Novak Djokovic est beaucoup plus intelligent que les gens ne le pensent -Corretja

Article précédentJe suis heureux de les avoir avec moi : Federer apprécie Nadal et d’autres sur les adieux
Article suivantPaul McGinley veut une Coupe des Présidents mixte : « Je sais que c’est un grand changement radical, mais… »