Accueil Dernières minutes Qu’est-ce que le voyeurisme, quand devient-il un trouble du voyeurisme ?

Qu’est-ce que le voyeurisme, quand devient-il un trouble du voyeurisme ?

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Parlons sexe

Le sexe est peut-être omniprésent dans notre culture populaire, mais les conversations à ce sujet sont toujours associées à la stigmatisation et à la honte dans les foyers indiens. Par conséquent, la plupart des personnes confrontées à des problèmes de santé sexuelle ou qui tentent de trouver des informations sur le sexe ont souvent recours à des sources en ligne non vérifiées ou suivent les conseils non scientifiques de leurs amis.

Pour lutter contre la désinformation généralisée sur le sexe, News18.com propose chaque vendredi une rubrique hebdomadaire intitulée « Parlons sexe ». Nous espérons lancer des conversations sur le sexe par le biais de cette rubrique et aborder les questions de santé sexuelle avec un regard scientifique et nuancé.

La chronique est écrite par le sexologue Prof (Dr) Saransh Jain. Dans la chronique d’aujourd’hui, le Dr Jain explique la différence entre le voyeurisme et le trouble du voyeurisme.

Le voyeurisme peut être défini comme un intérêt à observer des personnes sans méfiance pendant qu’elles se déshabillent, sont nues ou se livrent à des activités sexuelles. L’intérêt porte généralement plus sur l’acte de regarder que sur la personne. Cette affection se développe généralement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte et est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.

Le voyeurisme en lui-même n’est pas un trouble. Lorsqu’une personne est tellement accaparée par des pensées voyeuristes qu’elle en devient angoissée, qu’elle est incapable de fonctionner ou d’agir sur ses pulsions à l’égard d’une personne qui n’a pas donné son consentement, cela devient un trouble.

Symptômes du trouble du voyeurisme

– Excitation sexuelle persistante et intense provoquée par l’observation d’activités sexuelles.

– Détresse ou incapacité à fonctionner en raison de pulsions et de fantasmes voyeuristes.

– Se livrer au voyeurisme avec une personne qui n’a pas donné son consentement.

– Cette affection se manifeste souvent en même temps que d’autres troubles tels que la dépression, l’anxiété et la toxicomanie.

– Certaines personnes atteintes de ce trouble peuvent également se livrer à des actes sexuels sur elles-mêmes tout en observant d’autres personnes se livrer à des activités sexuelles.

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Causes du trouble du voyeurisme

Aucune cause particulière n’a été identifiée pour le trouble voyeuriste, mais certains facteurs de risque peuvent augmenter la probabilité qu’une personne développe ce trouble, comme par exemple :

– Abus sexuels

– Toxicomanie

– Hypersexualité

– Préoccupation sexuelle

– Incapable d’avoir un orgasme

– Troubles psychiatriques

Diagnostic du trouble du voyeurisme

Un médecin ou un thérapeute agréé peut établir un diagnostic de trouble voyeuriste. Une personne doit être âgée d’au moins 18 ans avant de pouvoir être diagnostiquée comme souffrant de troubles du voyeurisme. En effet, il peut être difficile de faire la distinction entre le trouble et une véritable curiosité sexuelle chez les enfants.

Un professionnel de la santé recherchera certains éléments avant de poser un diagnostic, par exemple :

– Avoir un désir récurrent et intense de regarder les gens

– Ressentir ces désirs pendant une période de six mois.

– Donner libre cours à ses pulsions sexuelles avec une personne qui n’a pas donné son consentement.

– Le sentiment que ces désirs font obstacle à la vie sociale ou professionnelle.

Cependant, les personnes souffrant de cette maladie sont rarement diagnostiquées jusqu’à ce qu’elles soient prises en flagrant délit d’infraction sexuelle en raison de leur état. En effet, il est peu probable qu’ils partagent leur état avec un professionnel de santé ou un proche. Si vous remarquez des symptômes de trouble voyeuriste chez un proche, aidez-le à obtenir l’aide dont il a besoin. Un traitement précoce permettra d’éviter que l’état ne dégénère au point que la personne puisse commettre un délit sexuel.

Traitement des troubles du voyeurisme

Comme la plupart des autres problèmes de santé mentale, le trouble du voyeurisme peut être traité. La clé est de reconnaître quand vous avez besoin d’aide, ce qui peut être difficile pour les personnes souffrant de troubles paraphiliques. Elle peut être traitée efficacement par une psychothérapie, des médicaments ou les deux, selon la gravité de l’état de la personne.

Médicaments

Les médicaments pour traiter la dépression peuvent être efficaces dans le traitement du trouble voyeuriste en aidant à supprimer le comportement impulsif. De plus, votre thérapeute médical peut vous prescrire des médicaments qui réduisent la testostérone, ce qui peut également être utilisé pour traiter cette affection. Une réduction de votre taux de testostérone entraîne également une baisse de votre libido, ce qui peut contribuer à supprimer les pulsions voyeuristes.

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Psychothérapie

Différentes formes de psychothérapie peuvent aider une personne atteinte de trouble du voyeurisme à surmonter son état. La thérapie cognitivo-comportementale peut les aider à apprendre à contrôler leurs impulsions et à comprendre pourquoi leur comportement n’est pas socialement acceptable. La thérapie peut également leur apprendre des mécanismes d’adaptation pour les aider à surmonter les pulsions sexuelles de nature voyeuriste.

Faire face

La clé pour faire face au trouble du voyeurisme est d’abord de reconnaître que vous avez besoin d’aide, puis de tendre la main. Vous pouvez commencer par vous confier à un parent, un ami ou un proche qui vous soutiendra et pourra vous aider à obtenir le traitement dont vous avez besoin. Il est souvent difficile pour les personnes atteintes de cette maladie de reconnaître qu’elles ont un problème qui doit être traité jusqu’à ce qu’elles aient des problèmes. Le simple fait de parler avec eux et de les aider à prendre conscience de la gravité et des conséquences de leur état est un bon début pour les convaincre de se faire soigner.

Si l’idée du voyeurisme vous excite, vous n’êtes pas seul. C’est un intérêt sexuel assez commun. Mais il est essentiel de comprendre qu’avoir des désirs de voyeurisme n’est pas une mauvaise chose tant que vous les satisfaites d’une manière correcte qui ne viole ni ne blesse personne et qui n’interfère pas avec votre fonctionnement quotidien.

À moins que le voyeurisme n’implique le consentement de toutes les parties, c’est à la fois un problème et un crime. Si vous pensez que vous ou quelqu’un que vous connaissez souffre d’un trouble du voyeurisme, parlez-en à votre médecin. Ils peuvent vous aider à obtenir un traitement.

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