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M. Sullivan et son homologue sud-coréen discutent après la récente inauguration de Yoon Suk Yeol.

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Paris, 13 mai (Cinktank.com) –

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, s’est entretenu jeudi avec son homologue sud-coréen, Kim Sung Han, dans le contexte de la récente investiture du nouveau président sud-coréen, Yoon Suk Yeol, et des nouveaux tirs de missiles effectués par le voisin du Nord.

« M. Sullivan a félicité M. Kim pour sa nomination et ils ont noté ensemble que la rencontre entre le président Joe Biden et le président Yoon est l’occasion de souligner la force et l’étendue de l’alliance moderne entre les États-Unis et la Corée du Sud », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Au cours de leur conversation téléphonique, les deux hommes ont évoqué les récents tirs de missiles balistiques effectués par Pyongyang, qui constituent « une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ».

M. Sullivan et M. Kim ont également promis une coordination étroite pour faire face aux « menaces » posées par la Corée du Nord, ainsi qu’à l’objectif « commun » de dénucléarisation de la péninsule coréenne.

« Ils ont également offert des détails supplémentaires sur le renforcement de notre coopération sur une variété de priorités partagées en matière de politique étrangère », a ajouté la Maison Blanche dans une déclaration à l’issue des entretiens.

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Ce contact intervient alors que Pyongyang a procédé jeudi à trois derniers tirs de missiles balistiques à courte portée dans la mer du Japon, également appelée mer de l’Est, selon des sources sud-coréennes.

L’armée sud-coréenne a confirmé ces nouveaux mouvements, qui constituent le seizième test effectué par la Corée du Nord depuis le début de l’année 2022, selon les informations de l’agence de presse Yonhap.

Le lancement a eu lieu vers 6 h 30 du matin, deux jours seulement après la prestation de serment du nouveau président sud-coréen, Yoon Suk Yeol. Le nouveau président a souligné tout au long de sa campagne qu’il ferait face aux menaces militaires nord-coréennes.

En outre, lors de sa cérémonie d’investiture, il a promis de présenter un « plan audacieux » visant à renforcer l’économie nord-coréenne dans le cas où le processus de dénucléarisation serait enfin mis en marche.

« Tout en renforçant nos activités de contrôle et de surveillance, notre armée, qui coopère avec les États-Unis, maintient sa préparation à d’éventuelles attaques », a déclaré l’armée.

L’ancien vice-ministre sud-coréen des affaires étrangères et désormais nouveau conseiller à la sécurité nationale, Kim Sung Han, l’un des principaux responsables du gouvernement, a prôné une politique étrangère centrée sur une alliance forte entre Séoul et Washington, mais a promis d’œuvrer à la « normalisation des relations entre le Sud et le Nord selon des principes ».

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« Au lieu d’une relation dans laquelle nous sommes suivis inconditionnellement par derrière, je m’efforcerai de diriger les relations intercoréennes, en tant que partenaires égaux, selon le principe de la poursuite de la paix et de la prospérité par la dénucléarisation », a-t-il déclaré avant de prendre ses fonctions cette semaine.

Jusqu’à présent, M. Kim, qui est un ami d’enfance du nouveau président sud-coréen, dirigeait le sous-comité des affaires étrangères et de la sécurité de l’équipe de transition. Sa principale mission est de reprendre le chemin de la normalisation des relations avec la Corée du Nord, surtout en cette période de tension due à la poursuite des tirs de missiles par Pyongyang.

La semaine dernière, la Corée du Nord a effectué un autre essai qui, selon Séoul, a permis au pays de lancer un missile balistique depuis un sous-marin. Les résolutions adoptées par les Nations unies empêchent le pays nord-coréen de procéder à ce type d’essai. À cet égard, les autorités sud-coréennes se « préparent » aux défis futurs.

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