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L’UE parvient à un accord pour donner plus de pouvoirs et de moyens à Europol dans la lutte transfrontalière contre la criminalité

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BRUXELLES, le 1er février (EUROPE PRESS) –

Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil sont parvenus ce mardi à un accord de principe sur la réforme qui donnera plus de pouvoirs et de moyens à l’Agence européenne de coopération policière (Europol), dans le but d’améliorer son soutien aux États membres et sa capacité à lutter contre la criminalité organisée et le terrorisme dans l’ensemble de l’Union européenne.

« Europol disposera des outils adéquats pour soutenir les forces de police dans l’analyse des mégadonnées lors des enquêtes pénales et dans le développement de méthodes pionnières pour poursuivre la cybercriminalité », a assuré la vice-présidente de la Commission européenne chargée des affaires intérieures, Margaritis Schinas.

La commissaire aux affaires intérieures, Ylva Johanson, a pour sa part souligné la nécessité de doter l’agence européenne de moyens modernes pour enquêter sur les nouvelles formes de criminalité et a célébré le fait qu’avec le mandat renforcé, Europol sera en mesure de développer de nouvelles technologies pour faire respecter la loi. et coopérer avec des entreprises privées dans les enquêtes.

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Pas en vain, le réexamen des pouvoirs de l’Agence européenne de coopération policière prévoit qu’elle peut recevoir des données directement des entreprises privées et les comparer pour identifier quels États membres pourraient ouvrir des enquêtes contre les délits connexes.

En tout état de cause, les institutions communautaires affirment que la réforme comporte également des garde-fous stricts pour garantir le respect des droits fondamentaux, par exemple en matière de protection des données. Ceci est destiné à mieux réagir aux pratiques des criminels et des organisations terroristes qui utilisent les services d’entreprises privées pour recruter des volontaires, diffuser de la propagande ou planifier des attentats.

L’accord, toujours en attente de l’approbation formelle des Vingt-sept et du Parlement européen pour son adoption formelle, donnera également une plus grande sécurité juridique à Europol dans son accès et son analyse du Big Data. De cette manière, l’agence disposera d’un délai de 18 mois pour l’analyse préliminaire des données reçues des États membres afin de les classer, avec la possibilité de les prolonger de 18 mois supplémentaires.

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Une autre clé sera le pouvoir qu’Europol obtiendra de demander aux États membres de saisir dans le système d’information Schengen (SIS) les informations reçues de pays tiers sur des suspects ou des criminels, en particulier les soi-disant combattants étrangers, des Européens qui se rendent dans des zones radicalisées avec l’intention de retourner dans l’UE pour commettre des attentats.

Avec la possibilité d’encourager l’émission d’alertes de ce type, l’UE souhaite rendre l’information directement accessible aux agents aux frontières extérieures de l’UE et dans l’espace Schengen.

Le nouveau règlement établit également que le directeur de l’agence peut demander aux autorités d’un pays de l’UE d’ouvrir une enquête sur un crime qui porte atteinte à un intérêt commun sans qu’il soit nécessaire que le crime affecte plus d’un des États membres.

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