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L’ONU se dit prête à travailler avec le conseil mis en place par le président du Yémen après avoir cédé ses pouvoirs.

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Les États-Unis se félicitent de l’annonce de Hadi et réitèrent leur soutien aux efforts visant à trouver une « solution durable et inclusive » à la guerre.

Paris, 8 avr. (Cinktank.com) –

Les Nations unies ont déclaré « prendre note » de la décision du président yéménite Abdo Rabbu Mansur Hadi de remettre ses pouvoirs à un nouveau conseil qui aura notamment pour objectif de négocier un accord de paix avec les Huthis et ont montré leur volonté de travailler avec le nouveau conseil présidentiel et les autres parties pour mettre fin au conflit.

« Nous prenons note de la décision du président Hadi de déléguer irrévocablement ses pouvoirs au nouveau Conseil des dirigeants présidentiels », a déclaré le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stephane Dujarric. « Nous sommes prêts à travailler avec le Conseil des dirigeants présidentiels et toutes les autres parties pour parvenir à une trêve durable et à un règlement durable, inclusif et négocié du conflit au Yémen », a-t-il ajouté.

Il a également salué l’annonce par l’Arabie saoudite d’une contribution de 300 millions de dollars (environ 275 millions d’euros) au plan de réponse humanitaire de l’ONU pour le Yémen, qu’il a qualifiée de « contribution généreuse » à l’appel lancé en mars pour obtenir 1,3 milliard de dollars (environ 1,195 milliard d’euros) afin de financer la réponse à la crise dans le pays.

M. Dujarric a également salué l’annonce faite par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) d’une aide de 3 milliards de dollars (environ 2,754 milliards d’euros) pour relancer l’économie yéménite. « Ce soutien aura un impact majeur sur la stabilisation du rial yéménite, la baisse des prix et la réduction des pénuries de carburant, qui sont des facteurs importants des besoins humanitaires », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le gouvernement américain a applaudi la décision de M. Hadi et réitéré le soutien de Washington aux efforts visant à parvenir à « une solution durable et inclusive » à la guerre dans le pays. « Nous soutenons les aspirations du peuple yéménite à un gouvernement efficace, démocratique et transparent qui intègre les diverses voix politiques et de la société civile, y compris les femmes et les autres groupes marginalisés », a déclaré le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

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Il a souligné que « les Yéménites méritent un gouvernement qui protège les droits et les libertés tout en promouvant la justice, la responsabilité et la réconciliation », avant d’appeler le nouvel organe à « respecter la trêve négociée par l’ONU et à coopérer avec les efforts de l’ONU pour mettre fin au conflit ».

« Les Yéménites doivent avoir la possibilité de déterminer l’avenir de leur pays », a souligné M. Blinken dans une déclaration publiée sur le site web du département d’État. « Nous appelons toutes les parties à choisir la voie de la paix et du dialogue », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du département d’État, Ned Price, a applaudi l’annonce par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis du train de mesures économiques, notant qu’il « contribuera à stabiliser l’économie, à améliorer l’accès des Yéménites aux services de base et à réduire la crise économique qui cause tant de souffrances ».

« Les États-Unis se réjouissent de travailler avec des partenaires régionaux, internationaux et du secteur privé pour renforcer l’économie yéménite », a déclaré M. Price, soulignant que Washington se félicite également de la contribution de Riyad au plan de réponse humanitaire des Nations unies.

« Nous espérons que cette aide parviendra aux Yéménites dans le besoin le plus rapidement possible. L’appel humanitaire pour le Yémen reste financé à moins de 40 %, et les États-Unis appellent davantage de donateurs à contribuer généreusement et rapidement pour répondre aux souffrances des Yéménites », a-t-il réitéré.

ANNONCE DE HADI

M. Hadi a annoncé jeudi la création du Conseil présidentiel du leadership et a souligné que cette décision était fondée « sur les pouvoirs prévus par la Constitution yéménite », tout en soulignant qu’il cédait « irrévocablement » ses pouvoirs.

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Il a expliqué qu’il prenait cette décision « avec la volonté d’associer des dirigeants efficaces à la gestion de l’État dans cette phase de transition » et a réaffirmé son « attachement à l’unité, à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale du Yémen ». Cet organe remplace le vice-président yéménite Ali Mohsen al Ahmar, qui a été démis de ses fonctions.

Le président yéménite a déclaré que le conseil sera composé de huit personnes et dirigé par l’ancien ministre de l’intérieur Rashad Muhamad al Alimi, ajoutant que ses fonctions comprendront « l’administration des forces politiques, militaires et de sécurité pendant la période de transition ».

En réponse, Muhamad al Bajiti, un haut responsable huthi, a qualifié cette annonce d' »illégale » et d' »injustifiée », les rebelles considérant que M. Hadi n’est pas le président légitime du pays après avoir pris la capitale et nommé des autorités parallèles.

Toutefois, le gouvernement saoudien a applaudi l’annonce de M. Hadi et a espéré que « c’est le début d’une nouvelle page au Yémen qui le conduira loin de la guerre et vers la paix et le développement ». Riyad dirige la coalition internationale qui soutient les autorités yéménites internationalement reconnues.

Lundi, M. Hadi a appelé les Huthis à revenir à la table des négociations pour un accord de paix, quelques jours après l’annonce d’une trêve à l’occasion du mois de Ramadan. Les rebelles ont toujours exigé la fin de l’offensive de la coalition et la levée du blocus du pays comme prélude à des contacts diplomatiques.

La guerre au Yémen oppose le gouvernement internationalement reconnu, dirigé par Hadi et soutenu par la coalition internationale susmentionnée, aux Huthis, soutenus par l’Iran. Les Huthis contrôlent Sana’a et certaines parties du nord et de l’ouest du pays.

Le conflit s’est intensifié sur plusieurs fronts ces derniers mois, malgré les efforts de médiation internationaux, dans une guerre qui a provoqué ce qui est la plus grande crise humanitaire du monde.

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