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L’ONU met en garde contre une crise alimentaire généralisée aggravée par le conflit, le COVID-19 et la guerre en Ukraine

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Paris, Jun. 6 (Cinktank.comE) –

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont mis en garde lundi contre une crise alimentaire généralisée dans un contexte de conflits mondiaux, de pandémie de VIH/sida, de changement climatique et d’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Nous sommes profondément préoccupés par les impacts combinés de ces crises qui se chevauchent et qui mettent en péril la capacité des populations à produire et à accéder à la nourriture, poussant des millions de personnes supplémentaires à des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré M. Qu Dongyu, Directeur général de la FAO.

Il a déclaré qu’il s’agissait d’une « course contre la montre » pour aider les agriculteurs des pays les plus touchés, tandis que le directeur exécutif du PAM, David Beasley, a déclaré qu’une « tempête parfaite » se préparait, qui toucherait « les plus pauvres des pauvres » et accablerait « des millions de familles qui, jusqu’à présent, gardaient la tête hors de l’eau ».

« Les conditions actuelles sont bien pires que lors du printemps arabe de 2011 et de la crise des prix alimentaires de 2007-2008, lorsque 48 pays ont été secoués par des crises politiques, des troubles et des protestations », a-t-il averti, citant en exemple les crises économiques actuelles dans des pays comme l’Indonésie, le Pakistan, le Pérou et le Sri Lanka.

Le rapport FAO/PAM sur l’insécurité alimentaire aiguë appelle à une action humanitaire urgente en raison des conditions macroéconomiques « désastreuses » dans plusieurs pays, exacerbées par la pandémie et les turbulences des marchés mondiaux de l’alimentation et de l’énergie.

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Par pays, l’Éthiopie, le Nigeria, le Soudan du Sud et le Yémen restent en état d’alerte élevée en tant que points chauds présentant des conditions catastrophiques, tandis que l’Afghanistan et la Somalie entrent dans la catégorie des catastrophes, selon le dernier rapport.

Cela implique que jusqu’à 750 000 personnes sont confrontées à des conditions désastreuses de faim et de mort, dont au moins 400 000 dans la région éthiopienne du Tigré, soit le nombre le plus élevé enregistré dans un seul pays depuis la famine en Somalie en 2011.


Les États-Unis s’engagent à porter l’aide à l’Ukraine à un niveau « sans précédent ».

En outre, le rapport met en garde contre les sécheresses en Afrique de l’Est – en Somalie, en Éthiopie, au Kenya ou au Sud-Soudan – et prévoit des précipitations supérieures à la moyenne et un risque d’inondations localisées au Sahel, une saison des ouragans plus intense dans les Caraïbes et des précipitations inférieures à la moyenne en Afghanistan.

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Enfin, la République démocratique du Congo, Haïti, le Sahel, le Soudan et la Syrie restent « très préoccupants » en raison de la détérioration des conditions critiques, le Kenya venant s’ajouter à la liste dans le rapport, qui fournit des recommandations par pays sur les priorités pour répondre aux besoins humanitaires.

Par ailleurs, des pays comme le Sri Lanka, les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Cap-Vert et Guinée), l’Ukraine et le Zimbabwe sont de nouveaux « points chauds » en matière de crises de la faim, rejoignant ainsi l’Angola, le Liban, Madagascar et le Mozambique.

M. Beasley a conclu que les crises alimentaire, énergétique et des carburants qui se chevauchent, aggravées par les crises climatique et économique, ne sont que « la partie émergée de l’iceberg ». « Nous avons des solutions. Mais nous devons agir, et agir vite.

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