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L’Iran sanctionne 51 hauts responsables américains, dont le président des chefs d’état-major interarmées, à la suite de la mort de Soleimani.

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Paris, 8 janv. (Cinktank.com) –

Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé samedi une nouvelle série de sanctions à l’encontre de 51 hauts responsables américains, en activité ou de l’administration précédente, avec à leur tête le président des chefs d’état-major interarmées de l’armée américaine, le général Mark Milley, qu’il accuse d’être impliqué dans la mort du général iranien Qasem Soleimani en janvier 2020 lors d’une opération américaine en Irak.

Parmi les personnes nommées figurent également le chef du département de la cybersécurité de l’armée, le général Paul Miki Nakasone, le chef du Commandement central (CENTCOM), le général Kenneth McKenzie, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, l’ancien conseiller de la Maison Blanche et médiateur dans les accords d’Abraham entre Israël et les États du Golfe, Robert Greenway, et l’ancienne conseillère adjointe pour le Moyen-Orient Victoria Gardner Coates.

Tous ont été inculpés pour leur « participation à la prise de décision, l’organisation, le financement et l’exécution de l’acte terroriste contre le général Soleimani et ses collègues » et leurs noms s’ajoutent à la liste dirigée par Donald Trump, président des États-Unis lors de l’attentat qui a tué Soleimani.

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Dans son annonce, l’Iran réaffirme que les États-Unis, « en perpétrant cet acte terroriste cruel, ont violé de manière flagrante leurs obligations juridiques internationales en matière de lutte contre le terrorisme », selon l’agence de presse iranienne ISNA.

Soleimani a été l’une des victimes d’une frappe de drone américaine, qui a également touché Abou Mahdi al Muhandis, alors « numéro deux » des Forces de mobilisation populaire (FMP) – une coalition de milices irakiennes pro-gouvernementales soutenues par l’Iran.

Dans la foulée, Washington a fait valoir qu’il avait perpétré l’attaque « pour protéger le personnel américain à l’étranger », à la suite de manifestations contre son ambassade à Bagdad en protestation contre un autre attentat à la bombe dans lequel 25 membres du PMF ont été tués.

L’attentat de Bagdad a conduit le Parlement irakien à exiger le départ des troupes internationales du pays, un processus finalisé en décembre de cette année avec le retrait des « troupes de combat » de la coalition internationale contre le groupe djihadiste État islamique, la mission passant à des rôles de conseil et de formation.

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