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Les Philippines accusent le Parlement européen de s’ingérer dans les élections en dénonçant la situation des droits de l’homme dans le pays.

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Paris :, 20 févr. (Cinktank.com) –

Le gouvernement philippin a accusé dimanche le Parlement européen de s’ingérer dans la campagne nationale pour les élections présidentielles de mai avec la publication cette semaine d’une résolution critiquant la situation des droits de l’homme dans le pays.

« Nous condamnons la tentative malavisée du Parlement européen de s’immiscer dans le processus électoral philippin par le biais de sa résolution, qui soulève des allégations déjà discréditées de violations des droits de l’homme dans le faible espoir d’influencer le résultat des élections », a déclaré le ministère philippin des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Parlement européen a publié jeudi une résolution condamnant « les milliers d’exécutions extrajudiciaires et autres violations graves des droits de l’homme liées à la guerre contre la drogue du président Rodrigo Duterte », accusé d’avoir ordonné des répressions brutales contre des milliers de personnes soupçonnées de trafic de drogue, souvent sans preuves suffisantes.

« Que le Parlement adopte une résolution de cette manière, ajoute le ministère philippin, est une tentative claire d’influencer le résultat de nos prochaines élections en mai. »

Le ministère affirme que le Programme commun des Nations unies (PCNU) sur les droits de l’homme s’est déjà penché sur ces allégations, notamment sur les exécutions extrajudiciaires liées à la « guerre contre la drogue » menée par l’administration Duterte.

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« L’UNJP couvre déjà les cas présumés d’exécutions extrajudiciaires impliquant des militants et des dirigeants syndicaux, ainsi que les décès résultant de la campagne contre les drogues illégales », selon la déclaration, reprise par ABS-CBN.

Le ministère a également réaffirmé que « le système judiciaire philippin continue de garantir un espace civique sûr et favorable à la société civile de toutes sortes, y compris aux défenseurs des droits de l’homme ».

Pour toutes ces raisons, le ministère « recommande vivement » à Heidi Hautala, vice-présidente du Parlement européen, de « prouver ses informations avant d’exiger quoi que ce soit des Philippines » et d’utiliser « un langage irrespectueux qui ignore les efforts des Philippines et des Nations unies pour promouvoir les droits de l’homme ».

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