Accueil Dernières minutes L'International Les ONG demandent à l’ONU de mettre hors-la-loi le Bataillon d’action rapide...

Les ONG demandent à l’ONU de mettre hors-la-loi le Bataillon d’action rapide au Bangladesh pour violation des droits de l’homme.

0

Paris :, 20 janv. (Cinktank.com) –

Plusieurs ONG ont demandé au vice-président général des Nations unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, de mettre hors la loi le Bataillon d’action rapide (RAB) au Bangladesh, en raison des allégations de torture, de disparitions et d’autres violations des droits de l’homme dont ses membres feraient l’objet.

Dans une lettre envoyée il y a deux mois, qui a été publiée mercredi, douze organisations engagées dans la défense des droits de l’homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont exprimé leur inquiétude quant au fait que de nombreux membres du RAB sont envoyés dans des missions de l’ONU, malgré « des preuves constantes et crédibles d’abus ».

À cet égard, ils ont précisé que nombre de ces membres « sont récompensés » par le gouvernement bangladais. Ils donnent notamment l’exemple de l’inspectrice générale de la police, Benazir Ahmed, qui a reçu une médaille pour son travail à la tête du RAB de 2015 à 2019, une période au cours de laquelle on a recensé 136 allégations extrajudiciaires, des exécutions et dix disparitions forcées, prétendument aux mains d’agents sous son commandement.

Lire aussi:   Biden atteint son plus bas niveau avec une cote de popularité de 41 %.

Ils soulignent également que le gouvernement bangladais « s’est obstiné à nier les abus et refuse d’enquêter sur les allégations, de détenir
les auteurs de ces actes ou de les tenir pour responsables ». Pour éviter cela, les douze ONG ont demandé que « tout le personnel en uniforme déployé par l’ONU, quel que soit son niveau ou son rang, soit soumis à un examen systématique de son dossier individuel en matière de droits de l’homme avant son déploiement ».

« Le déploiement de membres de RAB dans des opérations de maintien de la paix renforce le message selon lequel de graves violations des droits de l’homme n’empêcheront pas quelqu’un de servir sous le drapeau de l’ONU », ont-ils déclaré dans un communiqué, soulignant que cela pose « un risque sérieux pour la réputation de l’ONU ».

Comme les organisations le soulignent dans leur déclaration, en mars, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme,
Michelle Bachelet, a noté qu’il y avait « des allégations de torture et de mauvais traitements par le RAB ». En outre, les États-Unis ont appliqué des sanctions contre le Bangladesh pour la même raison.

Lire aussi:   HRW demande la libération de l'activiste vietnamien Pham Doan Trang

« Au lieu de prendre des mesures en vue d’une réforme, le gouvernement du Bangladesh a répondu à l’annonce des sanctions américaines par des dénégations et des représailles à l’encontre des défenseurs des droits humains et des familles des victimes, qui rapportent que des agents se présentent à leur domicile, les menacent et les obligent à signer de fausses déclarations niant les disparitions », ont-ils déclaré.

Article précédentDiabète : Saviez-vous que le Gurmar ou Gymnema Sylvestre peut être votre remède ayurvédique contre le diabète ?
Article suivantLa prochaine série de téléphones haut de gamme Galaxy S22 de Samsung pourrait être lancée le 9 février