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Les États-Unis nomment un nouvel envoyé pour la Corne de l’Afrique afin de promouvoir le processus de paix en Éthiopie.

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Paris, Jun. 2 (Cinktank.com) –

Le gouvernement américain a annoncé la nomination de Mike Hammer en tant que nouvel envoyé spécial pour la Corne de l’Afrique, dans le cadre des efforts déployés par Washington pour favoriser « un processus politique inclusif » afin de parvenir à un accord de paix en Éthiopie à la suite du conflit qui a éclaté en novembre 2020 dans la région du Tigré (nord).

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a indiqué que M. Hammer remplacera David Satterfield, qui s’apprête à quitter ses fonctions. Il a remercié l’envoyé spécial sortant « pour l’expérience et la détermination qu’il a apportées à ce poste » et a déclaré qu’il « attendait avec impatience l’énergie et la vision de Hammer » pour faire progresser les efforts des États-Unis dans la région.

« Sa nomination souligne notre ferme engagement envers les efforts diplomatiques dans la région, particulièrement urgents pour soutenir un processus politique inclusif vers la paix, la sécurité commune et la prospérité pour tout le peuple éthiopien », a-t-il déclaré dans un bref communiqué publié par le département d’État.

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À cet égard, il a souligné que « cette administration reste fermement axée sur une cessation des hostilités, un accès humanitaire sans restriction, des enquêtes transparentes sur les violations des droits de l’homme et les abus commis par tous les acteurs, et une solution négociée au conflit ».

Le conflit en Éthiopie a éclaté en novembre 2020 à la suite d’une attaque du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) contre la principale base de l’armée à Mekelle. Le Premier ministre Abiy Ahmed a ensuite ordonné une offensive contre le groupe après des mois de tensions politiques et administratives. Une « trêve humanitaire » est actuellement en vigueur, bien que les deux parties se soient accusées mutuellement d’entraver les livraisons d’aide.

Le TPLF accuse Abiy d’attiser les tensions depuis son arrivée au pouvoir en avril 2018, lorsqu’il est devenu le premier Oromo à prendre ses fonctions. Jusqu’alors, le TPLF était la force dominante au sein de la coalition au pouvoir en Éthiopie depuis 1991, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), fondé sur des critères ethniques. Le groupe s’est opposé aux réformes d’Abiy, qu’il considère comme une tentative de saper son influence.

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