Accueil Dernières minutes L'International Les États-Unis imposent des sanctions à la Chine en raison de la...

Les États-Unis imposent des sanctions à la Chine en raison de la situation des droits de l’homme au Xinjiang

0

Impose également des mesures contre la Russie, la Birmanie et la Corée du Nord.

Paris, 10 déc. (Cinktank.com) –

Le département américain du Trésor a annoncé vendredi que l’administration du président Joe Biden avait imposé une série de sanctions à l’encontre d’une société chinoise et de deux individus pour leur implication dans des violations des droits de l’homme à l’encontre des Ouïghours et d’autres minorités ethniques dans la région du Xinjiang.

Dans un communiqué, le gouvernement a déclaré que la société SenseTime a mis au point un logiciel de reconnaissance faciale qui a permis « d’identifier l’appartenance ethnique » d’une partie de la population, notamment des Ouïghours dans l’ouest du pays.

Pour les États-Unis, la société en question a développé un logiciel qui permet de « reconnaître les Ouïghours même s’ils portent des lunettes, des masques ou des barbes ». Les deux personnes sanctionnées ont également été identifiées comme étant Shofrat Zakir et Erken Tuniyaz, deux hauts fonctionnaires du gouvernement du Xinjiang qui auraient supervisé l’internement de plus d’un million de Ouïgours et d’autres groupes musulmans dans des camps installés dans la région.

Lire aussi:   Guterres considère "absolument essentiel" un cessez-le-feu pour évacuer les civils en Ukraine

« La détention massive de Ouïghours fait partie des efforts des autorités pour utiliser les données collectées afin de créer un état policier au Xinjiang », a déclaré le département du Trésor dans un communiqué.

Zakir et Tuniyaz ne pourront pas demander de visas ni entrer sur le territoire américain. Cette décision intervient après que la Chambre des représentants a voté pour restreindre l’importation de marchandises en provenance du Xinjiang.

SANCTIONS CONTRE LA BIRMANIE, LA RUSSIE ET LA COREE DU NORD

Le Trésor américain a également indiqué vendredi que plusieurs hauts responsables birmans ont été sanctionnés, notamment Myo Swe Win, Saw Myint Oo, Maung Ko et Khat Htein Nan, tous accusés d’avoir dirigé la répression des manifestants lors des protestations qui ont suivi le coup d’État de février, au cours desquelles plus de 1 300 personnes ont trouvé la mort, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

Washington a imposé des mesures similaires à l’encontre du bureau du procureur de la Corée du Nord et de Ri Yong Gil, un haut responsable militaire qui sera inscrit sur la liste des « entités spécialement désignées » par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).

Lire aussi:   L'ONU confirme l'entrée en vigueur d'une trêve de deux mois pour le Yémen

Elle a également sanctionné l’European Fair Institute, une université basée à Moscou, et le politicien russe Dimitri Soin pour avoir violé les sanctions contre la Corée du Nord. « Soin et l’université ont délivré des centaines de visas d’étudiant à des ouvriers du bâtiment nord-coréens », indique le texte.

ENGAGEMENT EN FAVEUR DES DROITS DE L’HOMME

Le secrétaire d’État Antony Blinken a souligné dans un communiqué que Washington est « déterminé à placer les droits de l’homme au cœur de sa politique étrangère » et a réaffirmé l’engagement du pays à utiliser les « outils appropriés ».

Il a remercié des pays comme le Canada et le Royaume-Uni pour leur coopération, notamment contre la junte militaire birmane et d’autres acteurs « responsables de la violence et de la répression ».

« Les États-Unis sont désireux d’aller de l’avant avec leurs alliés et partenaires pour défendre les droits de l’homme et promouvoir les principes de bonne gouvernance », a-t-il ajouté, avant de préciser que les personnes sanctionnées comprennent également des individus de l’Ouganda, du Belarus, du Sri Lanka et du Mexique.

Article précédentLes talibans signalent que 670 djihadistes de l’État islamique ont été arrêtés au cours des trois derniers mois.
Article suivantLa République tchèque impose la vaccination obligatoire aux plus de 60 ans