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Les États-Unis affirment que les banques internationales peuvent transférer des fonds en Afghanistan à des fins humanitaires.

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Souligne que les ONG peuvent payer les salaires des enseignants et des travailleurs de la santé sans violer les sanctions

Paris, 3 févr. (Cinktank.com) –

Le gouvernement américain a déclaré que les banques internationales pouvaient transférer des fonds en Afghanistan à des fins humanitaires et a ajouté que les ONG pouvaient payer les salaires des enseignants et des agents de santé publique sans craindre de violer les sanctions contre les autorités talibanes.

Le département du Trésor américain a publié sur son site web des orientations précisant que « les transactions qui constituent un incident ordinaire et sont nécessaires pour donner effet aux activités autorisées par les licences générales 14, 15, 16, 17, 18 ou 19, y compris les transferts impliquant des institutions afghanes privées ou publiques, sont autorisées en vertu de ces licences ».

Ainsi, elle a souligné que « les institutions financières étrangères peuvent effectuer ou faciliter des transactions qui seraient autorisées pour les personnes américaines en vertu de ces licences générales sans s’exposer à des sanctions en vertu du Règlement sur les sanctions contre le terrorisme mondial ».

Le ministère a précisé que les organisations humanitaires peuvent également envoyer des fonds « à condition qu’ils constituent un incident ordinaire et qu’ils soient nécessaires à la réalisation des activités autorisées par les licences générales ».

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De cette façon, elle a noté qu’ils peuvent envoyer ces fonds pour des choses telles que le soutien aux systèmes d’eau municipaux « qui bénéficient directement au peuple afghan ou soulagent la souffrance humaine » ou pour payer directement les enseignants ou le personnel de santé dans les établissements publics.

Le département du Trésor a souligné que cela serait autorisé « même dans la mesure où cela impliquerait un transfert avec les Talibans ou le réseau Haqqani », qui sont considérés comme des groupes terroristes par les États-Unis.

« Par exemple, si une ONG fournit un soutien direct aux hôpitaux ou aux travailleurs de la santé afghans, mais qu’elle doit signer un protocole d’accord impliquant les talibans pour fournir ce soutien direct au peuple afghan, cela serait autorisé par les licences générales 14 et 19 », a-t-il expliqué.

Dans cet ordre d’idées, il a fait valoir que cette affaire s’étend à la « coordination générale de la fourniture de l’aide humanitaire », aux « questions administratives impliquant l’importation de marchandises », à la « participation aux réunions de coordination des donateurs », au « partage des descriptions de projets », à la « coordination des voyages ou des emplacements de projets », à la « participation aux groupes de travail techniques » et au « partage des bureaux ».

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« En outre, le paiement d’impôts, de taxes ou de droits ou l’achat ou la réception de permis, de licences ou de services publics de la part des Taliban, du réseau Haqqani ou de toute entité dans laquelle les Taliban ou le réseau Haqqani détiennent, directement ou indirectement, 50 % ou plus, sont autorisés en vertu des licences générales 14 et 19 », a-t-il déclaré.

D’autre part, il a noté que « les entreprises américaines et non américaines peuvent expédier des denrées alimentaires en Afghanistan et les banques peuvent traiter les transferts financiers et autres transactions liées à l’expédition de denrées alimentaires en Afghanistan ».

En janvier, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé la communauté internationale à débloquer les fonds économiques et financiers destinés à l’Afghanistan, alors que l’on craint une aggravation de l’urgence humanitaire.

Les talibans, qui n’ont pas encore obtenu la reconnaissance de la communauté internationale ni d’aucun pays, ont demandé le déblocage des fonds et la coordination de leur remise, bien que l’on soupçonne le groupe de les détourner à d’autres fins.

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