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Les 27 examinent demain pour accorder une protection temporaire aux personnes déplacées d’Ukraine afin d’accélérer leur entrée dans l’UE

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Réfugiés ukrainiens en Pologne


Réfugiés ukrainiens en Pologne -Kay Nietfeld/dpa

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BRUXELLES, le 2 mars (EUROPE PRESS) –

Les ministres de l’intérieur de l’Union européenne examineront ce jeudi la situation des milliers de déplacés arrivés à la frontière communautaire fuyant la guerre en Ukraine et si cela justifie l’activation de la protection temporaire demandée par Bruxelles afin qu’ils puissent circuler librement au sein de l’Union européenne en quête d’accueil, avec des droits tels que les permis de travail et de séjour garantis.

Ce sera le premier débat sur une proposition dont Bruxelles a présenté les détails la veille et qui préconise d’activer pour la première fois dans l’histoire de l’UE un mécanisme créé après la guerre des Balkans pour accélérer la protection, mais que le bloc n’a jamais utilisé, Ni lorsque des milliers de réfugiés sont arrivés en Italie et en Grèce en 2015 fuyant la guerre en Syrie.

Dimanche dernier, les ministres ont largement soutenu la commissaire à l’intérieur, Ylva Johansson, pour présenter une proposition spécifique, bien que certaines délégations doutent qu’il s’agisse du mécanisme le plus « utile » pour répondre au scénario actuel.

En tout état de cause, les Vingt-Sept devraient dégager une majorité qualifiée pour un accord politique permettant l’élaboration technique de la mesure, même si l’adoption formelle n’aura pas lieu lors de cette réunion, selon des sources européennes consultées par Europa Press.

Bruxelles prévoit d’activer la protection temporaire pendant au moins un an pour toutes les personnes déplacées ayant leur résidence permanente en Ukraine, qu’elles aient la nationalité, qu’elles soient migrantes ou réfugiées. Cela leur assure une protection immédiate mais ne remplace pas la protection internationale ou le statut de réfugié, plus garanti, qu’ils pourraient demander ultérieurement.

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Bien que les Ukrainiens soient déjà exemptés de l’obligation de visa pour se rendre dans l’UE, cette ouverture est limitée à 90 jours, de sorte que la règle leur garantirait une protection à plus long terme pour la libre circulation et d’autres droits, tels que l’autorisation de travailler, qu’ils n’ont pas reçoivent lorsqu’ils deviennent touristes.

L’objectif est d’éviter l’effondrement des systèmes d’asile des États membres de première ligne d’entrée, comme la Pologne et la Hongrie, et aussi de permettre aux déplacés d’atteindre d’autres pays de l’UE où ils peuvent s’intégrer plus facilement, par exemple s’ils avoir un réseau familial.

Des pays comme l’Espagne – où résident 115 000 Ukrainiens -, l’Allemagne ou la République tchèque étaient déjà des destinations privilégiées pour les Ukrainiens lorsque le conflit a éclaté en Crimée en 2014 et Bruxelles considère qu’il est probable qu’une partie des déplacés cherchera désormais de l’aide dans leur environnement sédentaire. dans l’UE.

SANS PERMIS DE SÉJOUR ILS SERONT EXPULSÉS

Cependant, les personnes déplacées sans permis de séjour en Ukraine, comme les étudiants ou les migrants sans statut réglementé, ne bénéficieront pas de cette garantie. Les pays de l’UE doivent leur permettre de franchir la frontière dans tous les cas depuis l’Ukraine, mais ce sera sous condition de « transit » pour faciliter leur « retour en toute sécurité » dans leur pays d’origine, selon la proposition communautaire.

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En tout état de cause, l’activation de cette norme n’empêchera pas les déplacés, quel que soit leur statut en Ukraine, de demander l’asile sur le sol communautaire, même si des sources communautaires admettent que le traitement de ces démarches sera considérablement allongé car les dispositifs d’accueil seront  » accablé ». « si toutes les personnes qui arrivent fuyant l’invasion russe demandent l’asile.

L’UE estime que plus de 650 000 personnes sont arrivées à la frontière au cours de ces six jours de guerre, mais Bruxelles prévient que le bloc doit se préparer à l’arrivée de « millions » si la guerre continue.

L’exécutif communautaire demande que la protection soit activée pour une période d’un an à compter de son approbation, avec la possibilité de deux prolongations automatiques de six mois chacune si la crise perdure et la possibilité de la maintenir pour une année supplémentaire avec l’approbation du bon Vingt-sept, sachant que le maximum serait de trois ans.

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