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Le Premier ministre néo-zélandais rencontre Biden à la Maison Blanche

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Le Premier ministre néo-zélandais Jacinda Ardern a rencontré la vice-présidente américaine Kamala Harris et le président Joe Biden à la Maison Blanche mardi, dans un contexte marqué par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les récentes tensions dans la région indo-pacifique.

Le premier ministre néo-zélandais a félicité M. Biden pour son « leadership mondial » dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, soulignant le renforcement de la réponse internationale « face à la menace » que fait peser le président russe Vladimir Poutine sur les valeurs des pays alliés.

Ces derniers mois, le gouvernement néo-zélandais a annoncé une série de mesures contre la Russie en réponse à l’invasion de l’Ukraine, notamment une interdiction de voyager pour les responsables russes et des limites aux engagements diplomatiques.

Dans le cadre de sa visite, Mme Ardern doit également rencontrer le secrétaire d’État américain Anthony Blinken, ainsi que le coordinateur indo-pacifique de M. Biden, Kurt Campbell, rapporte le New Zealand Herald.

Biden et Ardern ont également discuté de l’importance de relever les défis du changement climatique, qui est « l’une des plus grandes menaces auxquelles nous sommes confrontés » en tant que société, et ont souligné le rôle de la Nouvelle-Zélande dans la politique de lutte contre ce défi.

« Nous ne sommes pas là pour dicter ou faire la loi », a-t-il déclaré à propos de cette dernière, ajoutant qu' »il existe de nombreuses possibilités de rendre le monde plus sûr et de prendre soin de l’environnement ».

Les États-Unis ont également réaffirmé leur engagement avec la Nouvelle-Zélande en faveur de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne, exhortant la Corée du Nord à se conformer à ses obligations en vertu des résolutions du Conseil de sécurité, selon un communiqué de la Maison Blanche.

LA NOUVELLE ZÉLANDE, AVEC LES ÉTATS-UNIS

La Nouvelle-Zélande n’est pas étrangère à la discussion et au débat sur l’interdiction des armes à feu. Le procureur général de Nouvelle-Zélande, David Parker, a annoncé en mars 2019 que le gouvernement néo-zélandais allait interdire les fusils semi-automatiques à la suite du massacre de Christchurch.

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Un homme armé d’armes semi-automatiques a diffusé en direct sur le site de réseautage social Facebook l’attaque de deux mosquées au cours de laquelle 51 musulmans ont été tués par le citoyen australien Brenton Tarrant, un suprémaciste blanc présumé.

Avec le souvenir des victimes de Christchurch encore présent à l’esprit, Mme Ardern a présenté ses condoléances à M. Biden pour la fusillade de l’école primaire Robb à Uvalde, au Texas, au cours de laquelle un jeune homme de 18 ans, Salvador Rolando, a tué 19 enfants et deux de leurs enseignants.

Le premier ministre néo-zélandais a fait savoir à M. Biden que « tout ce que les deux pays peuvent partager et qui peut avoir de la valeur » sera bénéfique, et a souligné la valeur de l’accord global et progressif pour le partenariat transpacifique (CPTPP), un accord de libre-échange qui inclut au moins onze pays.


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Par ailleurs, en marge de la réunion, M. Biden a répondu à une question de la presse concernant une éventuelle rencontre avec le chef de la minorité du Sénat, Mitch McConnell, au sujet du débat sur la réglementation des armes à feu. « Je rencontrerai le Congrès au sujet des armes à feu », a-t-il dit, sans préciser quand.

TENSIONS DANS LA RÉGION INDO-PACIFIQUE

Mme Ardern a mis l’accent sur « l’opportunité significative de renforcer la résilience économique » dans la région indo-pacifique, en particulier dans le sillage du différend géopolitique et des tensions entre les États-Unis, l’Australie et la Chine.

Pour sa part, M. Biden a souligné l’importance de « travailler ensemble » dans le cadre de son récent voyage en Corée du Sud et au Japon, ainsi que de la récente réunion à Tokyo des dirigeants des pays du Dialogue quadrilatéral sur la sécurité (dit « Quad »).

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Washington a également souligné l’importance d’une Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) « forte et unifiée » pour une région indo-pacifique « ouverte, inclusive, stable et prospère ».

« Nous réaffirmons notre ferme soutien à la centralité de l’ANASE et à la perspective indo-pacifique de l’ANASE. Nous apprécions le Forum des îles du Pacifique, dont la Nouvelle-Zélande est membre », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant qu’il s’agit « de l’organe politique régional prééminent et d’un moteur essentiel de la coopération, de la sécurité et de la stabilité régionales ».

Le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré lundi que Pékin était disposé à améliorer la communication avec tous les pays qui se préoccupent des îles du Pacifique, y compris l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’ARDERN RENCONTRE L’HARRIS

Le premier ministre néo-zélandais a également rencontré la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, et tous deux ont salué la finalisation des négociations de l’accord bilatéral entre Washington et Wellington.

« L’accord (cadre) sous-tendra la coopération des deux nations dans les domaines des sciences spatiales, des sciences de la terre, de la durabilité, de l’éducation et de la technologie », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que les deux pays « ont revu » le partenariat bilatéral en ce qui concerne les programmes spatiaux.

Ardern et Harris ont convenu de l’importance « d’établir et de défendre des règles et des normes internationales pour promouvoir l’utilisation pacifique, durable et responsable de l’espace », ainsi que de soutenir un « ordre international fondé sur des règles pour l’espace ».

« Le Premier ministre et le vice-président ont discuté des efforts mutuels pour combattre l’extrémisme violent et la radicalisation. Ils ont condamné les récentes fusillades de masse aux États-Unis, notamment à Buffalo, Laguna Woods et Uvalde, et ont convenu que nous devons faire face à la haine et à la violence », a déclaré la Maison Blanche.

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