Accueil Dernières minutes L'International Le Premier ministre cambodgien arrive en Birmanie pour la première visite d’un...

Le Premier ministre cambodgien arrive en Birmanie pour la première visite d’un chef de gouvernement depuis le coup d’État.

0

Paris :, 7 janv. (Cinktank.com) –

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen est arrivé vendredi en Birmanie dans le cadre d’une visite controversée qui a suscité des protestations parmi les opposants et les critiques de la junte, qui estiment que sa présence donne une légitimité aux militaires.

Le dirigeant, premier chef de gouvernement à se rendre en Birmanie depuis le coup d’État de février 2021, a quitté le pays vers 7h30 après avoir pris un vol à l’aéroport international de Phnom Penh. Cette visite, qui devrait durer deux jours, sera l’occasion de faire don de matériel médical en pleine pandémie de coronavirus.

À son arrivée, le premier ministre cambodgien a été reçu par le ministre des affaires étrangères de la junte, Wunna Maung Lwin, et une délégation de haut niveau. Un tapis rouge a été déroulé à l’aéroport, selon l’agence de presse Kampuchea Presse.

L’aide comprend trois millions de masques, 100 000 lunettes de protection, 30 000 équipements de protection individuelle, 3 000 bottes, 50 ventilateurs, 50 unités de surveillance et 50 concentrateurs d’oxygène.

C’est la troisième fois que le gouvernement cambodgien, qui préside actuellement l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), propose son aide à la Birmanie pour faire face à la propagation du virus. Toutefois, des critiques ont fait remarquer que la visite de Hun Sen pourrait conférer une légitimité à la junte, bien que le gouvernement cambodgien ait affirmé que son intention était « d’apaiser la crise et de demander aux parties de faire preuve de retenue pour mettre fin à la violence ».

Lire aussi:   Les Etats-Unis enregistrent à nouveau un nombre record de cas quotidiens moyens de COVID-19

Les dirigeants de l’ANASE se sont réunis fin 2021 sans la participation de la Birmanie, qui n’a pas assisté au sommet annuel d’octobre après avoir rejeté l’invitation à envoyer un représentant apolitique à la place du chef de la junte militaire, Min Aung Hlaing, une décision qui isole le pays sur le plan international alors qu’il est aux prises avec un conflit civil interne.

Le bloc régional a donc pris la mesure inhabituelle d’exclure le chef du coup d’État, car il n’a pas l’habitude de s’ingérer dans les affaires intérieures des pays qui composent l’organisation. L’ANASE a défendu l’exclusion de Min au motif que le régime n’a pas fait assez pour mettre fin aux violences qui ont suivi le coup d’État du 1er février.

Article précédentMinistre australien : Djokovic n’est pas en détention. Il peut quitter le pays quand il le souhaite
Article suivantLe Mexique exigera un visa pour les Vénézuéliens entrant dans le pays à partir du 21 janvier.