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Le nombre d’avortements aux États-Unis rompt sa tendance à la baisse pour la première fois en 30 ans

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Paris, 16 jun. (Cinktank.com) –

Plus d’avortements ont été pratiqués aux États-Unis en 2020 qu’en 2017, inversant une tendance à la baisse de plus de 30 ans dans le pays, selon les données de l’Institut Guttmacher publiées mercredi.

Le dernier rapport publié par l’agence montre que huit pour cent de plus d’interruptions de grossesse ont été comptabilisées en 2020 que dans la série précédente, en 2017. En outre, selon le dernier bilan, une grossesse sur cinq dans le pays s’est terminée par un avortement, avec un taux d’interruption de grossesse de 20,6 %.

De plus, l’institut — qui recueille des données en contactant tous les prestataires d’avortement connus dans le pays — a indiqué que le nombre d’interruptions de grossesse est passé de 862 320 en 2017, à 930 160 en 2020.

Cette augmentation s’est produite dans tous les États américains, bien qu’elle ait été plus forte dans les États de la côte est (12 %), par rapport au sud du pays (8 %) et à la côte nord-est (2 %), où l’augmentation a été plus faible, selon les données du rapport.

Cette croissance du nombre d’interruptions de grossesse aux États-Unis signifie que la tendance à la baisse qui avait été enregistrée dans le pays depuis 1980 a été rompue.

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Les chercheurs ont attribué cette augmentation à divers facteurs, notamment au fait que, ces dernières années, certains États ont introduit l’avortement dans la couverture de Medicaid – un programme d’assurance maladie du gouvernement américain destiné aux personnes dans le besoin – ainsi qu’à une augmentation des dons aux ONG qui se consacrent à aider les gens à payer les interruptions de grossesse.

D’autre part, les chercheurs notent dans leur rapport que la diminution, avant la pandémie, du financement des cliniques d’avortement par l’administration Trump a réduit l’accès aux soins contraceptifs fournis par ces centres, ce qui pourrait avoir augmenté le nombre de grossesses non désirées.

Ce rapport intervient alors que l’on attend la décision de la Cour suprême des États-Unis, qui pourrait revenir sur l’arrêt Roe v. Wade – nom donné au précédent juridique de l’avortement en vigueur dans le pays depuis 1973.

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