Accueil Dernières minutes L'International Le Mexique récupère trois pièces archéologiques préhispaniques qui seront vendues aux enchères...

Le Mexique récupère trois pièces archéologiques préhispaniques qui seront vendues aux enchères en Belgique

0

Paris, 28 avr. (Cinktank.com) –

Le Mexique a récupéré trois pièces archéologiques préhispaniques qui devaient être vendues aux enchères en Belgique, selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, qui a déclaré jeudi que les pièces étaient désormais en possession de son ambassade dans le pays européen.

Dans un communiqué, elle a expliqué que les pièces font partie du patrimoine culturel du Mexique, selon un rapport établi par des spécialistes de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH).

Les pièces devaient être vendues aux enchères par la maison de vente aux enchères Carlo Bonte à Bruges le 15 mars. Cependant, après que l’ambassade du Mexique en Belgique ait contacté la maison de vente aux enchères et les autorités judiciaires belges et ait fait part de la position du gouvernement mexicain sur la commercialisation de pièces archéologiques à l’étranger, ainsi que de ses implications négatives en termes de conservation et de diffusion culturelle, la maison de vente aux enchères a décidé d’annuler la vente de ces figures.

Ainsi, mercredi, les pièces ont été restituées volontairement par Mme Maria Helena Defever, 98 ans. Par l’intermédiaire de l’ambassade du Mexique en Belgique, le gouvernement mexicain a remercié Mme Defever pour son geste, « dans le cadre des bonnes relations qui prévalent entre les deux pays ».

Les autorités mexicaines espèrent que l’action de ce citoyen belge servira d’exemple à d’autres personnes et maisons de vente aux enchères en Europe, afin d’éviter de tirer profit du patrimoine mexicain. L’ambassade a également remercié la police de Bruges et la police fédérale de Flandre occidentale en Belgique pour leur coopération.

Lire aussi:   Le principal suspect du meurtre du député britannique David Amess plaide non coupable

Les pièces seront bientôt rapatriées au Mexique grâce aux efforts de l’ambassade du Mexique en Belgique et, par la suite, la consultation juridique du ministère des affaires étrangères remettra les objets du patrimoine aux autorités du ministère de la culture et de l’INAH pour qu’ils soient gardés, étudiés, analysés et conservés.

Le ministère mexicain des affaires étrangères a invité les maisons de vente aux enchères à participer « à la protection et à la sauvegarde » du patrimoine culturel, et les collectionneurs privés à l’étranger qui possèdent actuellement des pièces faisant partie du patrimoine mexicain à les rendre pour qu’elles soient étudiées, conservées et diffusées.

« Nous ne parlons pas d’ornements ou d’articles de luxe, mais de biens qui témoignent de l’identité et de la mémoire des peuples d’origine », a-t-il expliqué, avant d’appeler également à une « réflexion » sur les codes éthiques et moraux entourant la commercialisation de biens culturels illégalement pillés, un acte qui constitue une attaque contre le patrimoine de l’humanité.

Lire aussi:   Le nouveau Parlement irakien entame sa session inaugurale trois mois après des élections contestées.

Le gouvernement mexicain a ainsi réitéré son engagement à poursuivre la campagne « Mi Patrimonio No Se Vende » (Mon patrimoine n’est pas à vendre), dans le but de « décourager l’intérêt pour l’achat et de faire prendre conscience qu’il ne s’agit pas d’ornements mais d’objets qui témoignent de l’identité et de la mémoire des peuples originaires du Mexique ».

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement mexicain prend position contre la vente aux enchères d’objets d’art mexicains. En février, le président Andrés Manuel López Obrador a critiqué l’absence d’intervention de la France dans les ventes aux enchères « immorales » de pièces d’art précolombien d’origine mexicaine qui ont été volées et pillées.

Article précédentMoscou refuse l’entrée en Russie à M. Trudeau et à près de 600 autres fonctionnaires canadiens. « en permanence »
Article suivantMoRTH précise que les ventes de deux-roues électriques ne sont pas interdites en Inde et appelle les rapports  » trompeurs « .