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Le gouvernement israélien se dit prêt à « agir seul » contre l’Iran « si nécessaire ».

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Il souligne qu’il ne s’opposera à aucun accord nucléaire avec Téhéran et fait valoir qu' »un bon accord est un bon accord ».

Paris :, 28 déc. (Cinktank.com) –

Le ministre israélien des affaires étrangères, Yair Lapid, a assuré que le pays était prêt à « agir seul » contre l’Iran et son programme nucléaire si « nécessaire », dans un contexte de tensions bilatérales croissantes et d’échanges d’avertissements et de menaces au cours des derniers mois.

« Bien sûr, nous préférons agir avec la coopération internationale, mais si nécessaire, nous agirons seuls », a déclaré M. Lapid devant la commission des affaires étrangères et de la défense du parlement israélien, où il a souligné que le gouvernement a présenté des informations de renseignement à ses alliés qui « prouvent que l’Iran trompe systématiquement le monde ».

Il a affirmé que « tout ce qui préoccupe l’Iran, c’est que les sanctions soient levées et que des milliards de dollars soient injectés dans son programme nucléaire, le Hezbollah, la Syrie, l’Irak et le réseau terroriste qu’il a déployé dans le monde entier », selon le quotidien israélien « Yedioth Ahronoth ».

Toutefois, M. Lapid a souligné qu’Israël ne s’opposera pas à tout accord nucléaire avec l’Iran. « Un bon accord, c’est bien. Nous nous opposons à un accord qui ne permet pas une réelle surveillance (…) du programme nucléaire iranien », a-t-il déclaré, avant de défendre sa préférence pour l’absence d’accord plutôt qu’un « mauvais accord ».

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Parallèlement, le Premier ministre israélien Naftali Bennett a appelé mardi les puissances à adopter « une position beaucoup plus ferme » dans les négociations, dans une interview à la radio de l’armée.

« Bien sûr qu’il peut y avoir un bon accord. Bien sûr, il peut y avoir une bonne affaire. Nous connaissons les paramètres. Est-ce que cela devrait se produire dans la dynamique actuelle ? Non, parce qu’il doit y avoir une position beaucoup plus ferme (de la part des pays occidentaux) », a-t-il soutenu, comme le rapporte le Jerusalem Post.

Le prochain commandant de l’armée de l’air israélienne, Tomer Bar, a souligné la semaine dernière que les forces israéliennes étaient capables de mener à bien des raids de bombardement contre les installations nucléaires iraniennes si elles en recevaient l’ordre, dans un contexte de tensions entre les deux pays.

Par ailleurs, le ministre israélien de la défense, Benjamin Gantz, a révélé le 11 décembre, lors d’une visite aux États-Unis, qu’il avait ordonné à l’armée de se préparer à l’éventualité d’une frappe militaire contre l’Iran, alors que des pourparlers sont en cours à Vienne sur une éventuelle relance de l’accord nucléaire de 2015.

En réponse, le général iranien Gholamali Rashid a mis en garde les États-Unis et Israël contre toute attaque. « Toute menace du régime sioniste à l’encontre du programme nucléaire ou des bases militaires de l’Iran n’est pas possible sans le ‘feu vert’ et le soutien des États-Unis », a-t-il déclaré.

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Dans cette optique, le chef d’état-major de l’armée iranienne, Mohamad Hosein Baqeri, a souligné vendredi que les manœuvres militaires effectuées dans le sud du pays ces derniers jours sont « une réponse aux menaces vides » d’Israël.

Le chef des gardiens de la révolution iranienne, Hosein Salami, a souligné que le « Grand Prophète 17 » était une réponse aux déclarations du gouvernement israélien. « Si les responsables de ce régime font la moindre chose, nous leur couperons les mains », a-t-il déclaré.

Les pourparlers visant à ramener les États-Unis dans l’accord et à faire en sorte que l’Iran respecte ses engagements ont été réactivés le 29 novembre à Vienne, après que les contacts aient été suspendus à la veille de l’élection présidentielle iranienne, remportée par l’ultraconservateur Ebrahim Raisi.

L’Iran a annoncé le retrait de ses engagements sur plusieurs points de l’accord après que les États-Unis se sont retirés unilatéralement du pacte en 2018, bien que les responsables iraniens aient fait valoir que ces mesures peuvent être annulées si les États-Unis retirent les sanctions et reviennent à l’accord.

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