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Le 9e Sommet des Amériques démarre sur fond de tensions liées aux vetos sur Cuba, le Venezuela et le Nicaragua

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Paris, Jun. 6 (Cinktank.com) –

Le 9e Sommet des Amériques a débuté lundi à Los Angeles par l’inauguration du Forum de la société civile, une réunion hémisphérique des dirigeants d’Amérique du Nord, du Sud, d’Amérique centrale et des Caraïbes à laquelle des pays comme Cuba, le Venezuela et le Nicaragua ne seront pas présents en raison du veto des États-Unis.

Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a indiqué que cette réunion est une « étape importante » et reflète « un engagement des États-Unis » à renouveler leur alliance avec les pays membres et à renforcer « la reprise économique, ainsi que les relations interaméricaines ».

M. Almagro a souligné qu’il s’agit d’un hémisphère avec « beaucoup de discrimination ». « C’est le continent le plus inégalitaire et le plus violent. C’est le continent le plus violent pour les journalistes », a-t-il ajouté, soulignant que les conditions de pauvreté dans la région doivent être inversées.

Sur une note plus positive, il a souligné que les pays recherchent un leadership politique pour réaffirmer « une voie à suivre », dans le but de rechercher l’équité et l’accès aux droits, ainsi que de meilleures conditions de développement.

Pour sa part, le sous-secrétaire d’État américain pour l’hémisphère occidental, Brian Nichols, a mis l’accent sur une société civile plus libre, ainsi que sur l’amélioration de la transition énergétique et les priorités et l’innovation dans les outils technologiques.

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M. Nichols a souligné la « diversité » de la réunion et a souhaité la bienvenue aux représentants des communautés autochtones et paysannes, des femmes et des groupes LGBT, pour lesquels il a donné l’exemple du mouvement Black Lives Matter en ce qui concerne la justice sociale pour ceux qui sont attaqués pour avoir défendu des droits dans leur pays.


Cuba dénonce le « chantage et les menaces » des États-Unis pour éviter son absence au Sommet des Amériques

Début mai, l’administration américaine a annoncé que Cuba, le Nicaragua et le Venezuela ne seraient pas invités au sommet de Los Angeles, car il s’agit de pays non démocratiques, ce qui a provoqué une avalanche de critiques de la part de divers dirigeants latino-américains, dont le président mexicain Andrés Manuel López Obrador.

Le dernier Sommet des Amériques s’est déroulé en avril 2018 dans la capitale péruvienne, Lima, une réunion marquée par les absences. La plus notable est celle de Donald Trump, qui aurait effectué son premier voyage en Amérique latine. Il a toutefois choisi d’envoyer son vice-président, Mike Pence.

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L’administration américaine actuelle a montré ces derniers mois des signes de vouloir se rapprocher à nouveau de l’Amérique latine, et le Sommet des Amériques permettra à Joe Biden d’être l’hôte d’autres dirigeants. Ce type de réunion, qui a généralement lieu tous les trois ou quatre ans, a débuté en 1994 avec le sommet inaugural de Miami.

Par la suite, ces sommets se sont tenus dans la capitale chilienne, Santiago, en 1998 ; dans la ville canadienne de Québec, en 2001 ; dans la ville argentine de Mar del Plata, en 2005 ; dans la capitale de Trinité-et-Tobago, Port of Spain, en 2009 ; dans la ville colombienne de Carthagène, en 2012 ; et dans la capitale du Panama, Panama City, en 2015, en plus du sommet susmentionné de Lima.

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