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La « troïka » pour le Soudan et l’UE ne soutiendra pas la formation d’un nouveau gouvernement au Soudan sans participation civile.

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Paris, 5 janv. (Cinktank.com) –

La « troïka » pour le Soudan, composée des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Norvège, ainsi que l’Union européenne (UE) ont exprimé mardi leur inquiétude quant à la nomination d’un nouveau premier ministre dans le pays et ont déclaré qu’ils ne soutiendraient pas cette décision si elle était prise « sans la participation de la société civile ».

« Une action unilatérale visant à nommer un nouveau premier ministre et un nouveau cabinet minerait la crédibilité de ces institutions et risquerait de plonger la nation dans un conflit », ont-ils déclaré dans une déclaration commune, exhortant « vivement » les parties à s’engager dans « un dialogue mené par le Soudan et facilité par la communauté internationale. »

Ils ont également tenu les autorités militaires responsables de la violation des droits de l’homme, « contrairement à la législation nationale et au droit international en vigueur », et ont fait remarquer qu’ils continuaient à « soutenir la transition démocratique au Soudan ».

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« Il est nécessaire de protéger le droit du peuple soudanais à se réunir pacifiquement et à exprimer ses revendications. Nous attendons des services de sécurité et des autres groupes armés qu’ils s’abstiennent de recourir à de nouvelles violences contre les manifestants pacifiques et les civils dans l’ensemble du pays, en particulier au Darfour », indique la déclaration.

Ils ont également demandé une enquête indépendante sur les décès causés par les violences depuis la prise du pouvoir par les militaires le 25 octobre et ont demandé que « les responsables soient tenus de rendre des comptes ».

La « troïka » pour le Soudan et l’Union européenne a également exigé la fin des attaques contre les hôpitaux, des arrestations de militants et de journalistes et des coupures de communication dans le pays.

« Le peuple soudanais a parlé aussi fort et clairement qu’en 2019. Ils rejettent le régime autoritaire et souhaitent que la transition vers la démocratie se poursuive. Les dirigeants du Soudan doivent maintenant montrer qu’ils sont à l’écoute », ont-ils déclaré.

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De son côté, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a évoqué la publication de ce communiqué mardi et expliqué qu’ils soutiennent leurs partenaires dans le soutien des « aspirations démocratiques du peuple soudanais » avec la déclaration constitutionnelle de 2019 comme « base de la voie à suivre ».

« Nous soutenons fermement les efforts internationaux visant à instaurer un dialogue et à rétablir une transition démocratique et un régime civil au Soudan. Nous pensons également que le prochain premier ministre soudanais doit être crédible et que cela ne peut se faire que dans le cadre d’un processus consultatif dirigé par des civils », a réaffirmé M. Price.

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