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La facture alimentaire mondiale va s’envoler de plus de 47 milliards d’euros cette année

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« Les pays vulnérables paient plus, mais reçoivent moins de nourriture », met en garde la FAO.

Paris, Jun. 9 (Cinktank.com) –

Le coût des importations alimentaires dans le monde atteindra le chiffre record de 1 800 milliards de dollars (près de 1 700 milliards d’euros) en 2022, résultat d’une hausse généralisée des prix qui alourdira cette facture de quelque 51 milliards de dollars (plus de 47 milliards d’euros) en glissement annuel.

La hausse des prix engloutira à elle seule 49 milliards de dollars de cette augmentation, selon le rapport sur les perspectives alimentaires publié jeudi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui a mis en garde cette semaine, avec le Programme alimentaire mondial (PAM), contre une crise généralisée imminente.

L’ONU met en garde depuis des mois contre une hausse généralisée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, exacerbée par l’invasion russe en Ukraine. En effet, on prévoit une baisse de la production mondiale de céréales pour la première fois en quatre ans, ainsi qu’une chute de deux décennies de l’utilisation mondiale de ces produits de base, dont la Russie et l’Ukraine sont des sources essentielles.

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La FAO avertit dans son rapport que la hausse de la facture, qui risque de frapper particulièrement les pays pauvres, coïncidera avec une baisse des montants reçus. « Malheureusement, de nombreux pays vulnérables paieront plus, mais recevront moins de nourriture », indique le rapport.

Le printemps arabe de 2011 et la crise des prix de 2007-2008 ont déjà entraîné des troubles dans près d’une demi-centaine de pays et l’ONU craint que l’instabilité ne s’accentue à nouveau aujourd’hui, surtout si les citoyens ordinaires ne sont pas en mesure d’acheter les produits de base ou si les pays ne disposent pas de fonds suffisants pour amortir l’impact.


Selon l’ONU, la guerre en Ukraine a provoqué la plus forte hausse du coût de la vie depuis une génération

La FAO a proposé la création d’un système de financement permettant aux gouvernements disposant de moins de ressources de disposer de liquidités et de préserver ainsi leur sécurité alimentaire et, par extension, le bien-être de leur population et la stabilité générale du pays. Sans surprise, selon le rapport, les pays en développement réduisent déjà les importations de certains produits, tels que les céréales et la viande.

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RISE À L’ORIGINE

La hausse des prix affecte tous les maillons de la chaîne, y compris l’agriculture, où les experts internationaux détectent des problèmes d’approvisionnement et d’achat d’engrais et de carburants, par exemple, ce qui aura pour effet indirect de resserrer davantage les prix finaux.

Ainsi, le secteur agricole pourrait même revoir son activité, en choisissant de réduire l’achat de marchandises ou de modifier ses récoltes pour qu’elles entraînent des dépenses, ce qui, à terme, se traduirait par une baisse de la productivité qui, une fois de plus, pénaliserait les pays disposant de moins de ressources. La FAO constate déjà qu’en Amérique du Nord, certains producteurs passent du maïs au soja, qui nécessite moins d’engrais azotés.

Pour ce qui est de l’avenir, l’agence des Nations unies est pessimiste. Elle considère que la situation actuelle ne permet pas d’espérer une maîtrise des prix dans les mois à venir et estime qu’il pourrait y avoir de nouvelles augmentations au cours de la saison 2002-2003 et « éventuellement » au cours de la suivante.

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