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La Chine et les îles Salomon signent un accord de sécurité malgré le refus de l’Australie et des États-Unis

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Paris, 19 avr. (Cinktank.com) –

Les gouvernements de la Chine et des îles Salomon ont signé mardi un accord de sécurité controversé, considéré avec méfiance par l’Australie voisine et les États-Unis, qui ont averti que le pacte ouvrait la porte à un hypothétique déploiement de troupes chinoises dans l’archipel.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue des îles Salomon, Jeremiah Manele, ont signé un accord qui, selon le porte-parole de Pékin, Wang Wenbin, permettra aux deux parties de collaborer sur des questions telles que « le maintien de l’ordre public, la protection et la sécurité des personnes et des priorités, l’aide humanitaire et la réponse aux catastrophes naturelles ».

M. Wang a souligné devant les médias que la Chine « aidera les Îles Salomon à renforcer leurs capacités et à préserver leur propre sécurité », rapporte l’agence de presse Bloomberg.

Dimanche, la ministre australienne des affaires étrangères, Marise Payne, a dénoncé le « manque de transparence » entourant l’accord, même si le Premier ministre des îles Salomon, Manasseh Sogavare, a insisté sur le fait que son gouvernement n’autoriserait jamais la construction d’une base militaire chinoise.

Outre l’inquiétude de Canberra, Washington, par la voix du porte-parole du département d’État Ned Price, a averti lundi qu' »un tel accord pourrait accroître la déstabilisation dans les îles Salomon et créer un précédent inquiétant pour la région indo-pacifique ».

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Une délégation de la Maison Blanche et du Département d’Etat américain doit se rendre dans l’archipel cette semaine et, selon des sources diplomatiques citées par l’ABC australien, c’est précisément l’annonce de ce voyage qui a accéléré la confirmation de la signature.

Le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a remis en question la tournée américaine, soulignant que les archipels du Pacifique Sud « ne sont pas l’arrière-cour d’un pays, et encore moins un pion dans la rivalité géopolitique » entre puissances. En ce sens, il a revendiqué le droit de ces îles à « diversifier leur coopération extérieure ».

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