Accueil Sport Golf Jean Garaialde, même les adolescents le connaissent.

Jean Garaialde, même les adolescents le connaissent.

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Une trentaine de jeunes pros, rejoints à l’occasion par les amateurs du haut du panier, sont de sortie d’une semaine à l’autre, pour une poignée sur le circuit de référence en Europe et, pour les autres, sur les circuits secondaires dont les tournois contribuent à leur formation.

Jean Garaialde, histoire

Le Challenge Tour, l’Alps Tour, le Pro Golf Tour, le Swedish Golf Tour et le LETAS féminin sont autant de petites échelles, niveau par niveau, qui peuvent mener au pré-carré des cadors McIlroy & Co, le sommet du DP World Tour, ex-European Tour.

Ainsi, les Langasque, Brun, Pavon sont des noms qui finissent par devenir familiers après de longues saisons d’apprentissage, de résultats obscurs, d’envie de tout jeter, les plus solides restant en piste, parfois avec l’aide d’une âme tendre ou d’un aîné persuasif et autoritaire.

Ainsi, Jean Garaialde a su nous garder un certain Severiano Ballesteros, trop désireux de tout manger à 17 ans, et tellement découragé par son manque de résultats probants. « Tranquilo Seve, tranquilo ! Los altibajos son la vida !

 » Jean Garaialde justement, que les moins de vingt ans (au moins) peuvent connaître, fêtera ses 88 printemps dans quelques jours. Un chiffre presque identique à celui de ses victoires, dont le tant attendu Roland-Garros de 1969, un titre remporté aux forceps, décidé en playoff contre Roberto de Vicenzo, l’une des icônes du golf mondial de l’époque, surtout connu pour l’erreur commise sur sa carte de score lui faisant perdre un Masters qu’il aurait gagné.

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A son apogée, à la fin des années 60, Jean ajoutera d’autres titres en Espagne, en Allemagne, en Scandinavie, remportant le Volvo Swedish Open 1970, se mouchant sur Jack Nicklaus lui-même. Le plus remarquable est qu’à cette époque, il tenait la maison France de golf presque seul sur son aura.

Le circuit européen en était à ses débuts. Pas de circuits secondaires. Mais le champion basque a été assez persuasif pour sortir une grosse poignée de jeunes pros des pro-ams en leur assurant un certain revenu pour affiner leur talent sur les tournois officiellement mis en place en 1972 par un European Tour embryonnaire, où leur rémunération n’était pas au mieux un espoir.

Ainsi, les Pascassio, Tapia, Alsuguren, Charpenel, Caussin, Darrieumerlou se font un nom, suivis des Cotton, Watine, les frères Léglise, Brizon, Larretche… En 1975, Alain Quibeuf, le seul à avoir passé le cut de Roland-Garros, a terminé à la 48e place, ne gagnant que 145 euros aujourd’hui.

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En 1980, Garaialde, toujours au départ, gagne 328 euros. Il était encore de la première incursion de l’Open de France sur l’Albatros, entouré de 26 pros. La génération Van de Velde commence à remplir les listes de départ où il apparaît jusqu’en 1992, assurant la soudure à 58 ans.

Depuis, Jean Garaialde se réjouit des jeunes victoires remportées par Jean van de Velde en Europe, ou de celles de Remésy et Levet à l' »Open de France » qui est aujourd’hui sous la coupe du DP World Tour.

Heureux de voir le golf français se frotter aux meilleurs, voire les dépasser comme les récents Perez à St Andrews ou aux Pays-Bas, et Rozner à Dubaï puis au Qatar, il ne manquerait aucun des grands rendez-vous du golf français, étant curieux de tout.

Donnant son appréciation sur mille sujets, refaisant le monde avec les anciens, disponible pour les selfies des juniors…. Mais ces jours-ci, il n’est pas au Golf National et son absence ne passe pas inaperçue. La Côte basque n’est pas un voisin immédiat du championnat de Guyancourt.

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