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Bruxelles appelle à définir les crimes de haine et les discours de haine comme des crimes poursuivis au niveau de l’UE

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BRUXELLES, 9 déc. (Cinktank.com) –

La Commission européenne a exigé ce jeudi que le crime et les discours de haine soient inscrits sur la liste des crimes au niveau communautaire compte tenu de la tendance « grave et inquiétante » au sein du bloc européen dans le contexte de la pandémie.

Bruxelles considère qu’il s’agit d’un phénomène en augmentation, qui se produit également sur Internet, et qui nécessite une action commune au niveau européen, car il n’y a jusqu’à présent aucune base légale pour poursuivre ces situations au niveau des Vingt-sept.

Pour cette raison, il appelle à étendre la liste des crimes dans l’UE et à garantir qu’il existe des règles minimales communes pour définir ces crimes et imposer des sanctions applicables sur tout le territoire de l’Union.

L’exécutif européen avait annoncé son intention de profiter de cette proposition pour inclure également le crime de violence sexiste, mais l’initiative sera reportée au premier trimestre 2022, comme l’a récemment souligné la présidente de l’UE, Ursula von der Leyen.

Bruxelles considère que cette mesure est la seule qui garantit une approche efficace et cohérente de ce phénomène au niveau de l’UE, ainsi qu’une protection adéquate des victimes.

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La proposition appelle à prendre en compte la dimension transfrontalière du discours de haine. En raison de l’environnement numérique et du fait que les idéologies qui alimentent ces discours sont développées au niveau international, les auteurs de ces crimes peuvent être des groupes comprenant des membres de différents pays de l’UE.

En outre, il défend que ces crimes représentent un type de crime spécifique puisqu’ils sont dirigés contre des personnes qui partagent certaines caractéristiques, et sont « particulièrement graves » car ils portent atteinte aux valeurs communes de l’UE.

Cette demande s’inscrit dans une augmentation continue de ce type de criminalité, que Bruxelles attribue à des facteurs sociaux et économiques et aux changements numériques, en plus de la crise du coronavirus.

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