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Borrell appelle les dirigeants bosniaques à reprendre un dialogue « sérieux et significatif » pour mettre fin à la crise politique

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Paris :, 11 fév. (Cinktank.com) –

Le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, a tenu une série d’entretiens indépendants avec les différents dirigeants bosniaques pour les exhorter à reprendre un dialogue « sérieux et significatif » qui se termine par la crise politique du pays.

Ainsi, Borrell a téléphoné séparément aux principaux dirigeants des trois entités qui composent le pays, Bakir Izetbegovic, pour les Bosniaques ; Dragan Covic, pour les Croates ; et le nationaliste serbe Milorad Dodik.

Outre cet appel à garantir « une résolution durable à long terme de la crise politique actuelle », Borrell a également exhorté les dirigeants du pays à rester « engagés dans les pourparlers sur la réforme constitutionnelle et électorale », ainsi qu’à œuvrer à un accord entre les parties.

D’autre part, le chef de la diplomatie européenne a souligné « l’engagement sans équivoque » des Vingt-Sept envers l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine, ainsi que leur volonté d’utiliser « tous les instruments de leur boîte à outils » pour « aider les pays à surmonter la crise politique actuelle » et obligent les autorités à se concentrer sur « les réformes nécessaires ».

Récemment, le Parlement de la Republika Srpska – l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine – a approuvé une loi visant à établir ses propres organes judiciaires par rapport à ceux du reste de l’État et aspire ainsi à avoir ses procureurs et un Conseil judiciaire propre.

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Déjà en décembre 2021, l’Assemblée nationale de Srpska a approuvé le lancement d’un processus de retrait des institutions communes pour dépouiller l’État de ses pouvoirs en matière de fiscalité, de justice, de sécurité et de défense, malgré l’avertissement de la communauté internationale contre une telle mesure.

La Bosnie traverse sa pire crise depuis 1995, une question qui a été débattue lors des récentes sessions de l’OTAN, dont le secrétaire général, Jens Stoltenberg, a déjà souligné le soutien de l’Alliance atlantique à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine, rappelant sa présence depuis la fin des années 1990 et la collaboration étroite avec l’UE pour garantir la stabilité du pays.

Ces derniers mois, les graves divisions ethniques ont provoqué un blocus institutionnel, qui menace de désintégration du pays. La paralysie répond au différend sur la criminalisation de la négation du génocide et des crimes de guerre commis et de la glorification des criminels de guerre, une pratique en hausse ces dernières années par les dirigeants serbes de Bosnie.

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Dodik, partisan de la sécession de la Republika Srpska à majorité serbe, est un député clé dans la région et un membre serbe de la présidence de Bosnie-Herzégovine, dont le chef de l’État est composé de trois représentants des différentes identités qui composent du pays, les Bosniaques, les Serbes et les Croates.

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