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Al Sadr reprend les pourparlers gouvernementaux après la suspension temporaire du président du parlement

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Paris :, 16 janv. (Cinktank.com) –

Le religieux irakien Muqtada al Sadr, chef du parti le plus voté lors des dernières élections au Parlement irakien, a repris ce week-end les pourparlers en vue de former un gouvernement après l’ouverture de la crise cette semaine avec la suspension provisoire du président de la chambre, Mohamed al Halbusi.

Ces derniers jours, Al Sadr a cherché à obtenir le soutien d’un gouvernement stable et inclusif incluant les influents partis pro-iraniens, grands perdants des élections d’octobre dernier, et qui sont allés jusqu’à demander l’annulation des élections.

À cette fin, al-Sadr a tenu une réunion avec le chef de l’alliance chiite Fatah, Hadi al-Amiri, dans la ville de Najaf samedi. Après la réunion, le religieux a publié dimanche un message sur son compte Twitter dans lequel il appelle à « un gouvernement avec une majorité nationale, ni orientale ni occidentale ».

Par ailleurs, la situation reste à clarifier en ce qui concerne Al Halbusi, l’un des hommes politiques sunnites les plus en vue du pays, dont les fonctions de président du Parlement ont été suspendues par la Cour suprême du pays à la suite d’une plainte déposée par plusieurs députés dénonçant sa réélection à ce poste comme étant anticonstitutionnelle, rapporte « The Arab Weekly » et le quotidien « Asharq al Awsat ».

Des sources au sein de cette dernière estiment que quelle que soit la décision finale de la cour, attendue dans 10 à 15 jours, elle n’annulera pas les fonctions parlementaires car elles sont relativement hors de la compétence de la cour, mais elle pourrait entraver le développement des plans d’Al Sadr pour former un gouvernement.

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Le Parlement ne peut pas se réunir sans président, et c’est la chambre qui élit le président du pays, qui est à son tour chargé de nommer un premier ministre pour former un gouvernement – une tâche qui semble longue étant donné le chaos déclenché lors de la première session le week-end dernier, lorsque les partis iraniens, désormais unis dans la soi-disant Alliance-cadre, sont allés jusqu’à affirmer qu’ils détenaient la majorité, et non le bloc sadriste.

Malgré la suspension d’Halbusi, l’horloge tourne et il reste moins d’un mois avant que la chambre ne nomme un président national. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a lui-même appelé cette semaine les autorités irakiennes à accélérer autant que possible le processus de formation d’un gouvernement, compte tenu des « défis urgents auxquels le pays est confronté ».

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