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L’UE vise à relancer les relations avec l’Afrique avec une pluie d’investissements dans les infrastructures clés

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Le sommet arrive en pleine convulsion au Sahel et avec la présence militaire de l’UE dans les airs

BRUXELLES, le 16 février (EUROPE PRESS) –

L’Union européenne et l’Union africaine aspirent à relancer leurs relations lors du sixième sommet des dirigeants européens et africains qui réunira quelque 70 dirigeants à Bruxelles dans le but de clôturer les investissements dans des projets clés pour le développement des nations africaines et de positionner l’Europe dans le continent.

Dans cet esprit, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé depuis le Sénégal que dans les sept prochaines années, l’UE allouera 150 000 millions d’euros à l’Afrique du plan global d’infrastructures, c’est la moitié d’un plan qu’elle espère mobiliser au total 300 000 millions.

Le sommet réunira 27 dirigeants de l’UE et quelque 40 de l’Union africaine. Les pays où il y a eu des coups d’État récents comme le Mali, le Soudan, la Guinée et le Burkina Faso ne seront pas à table, mais la présence du président éthiopien, Abiy Ahmed, est attendue en pleine guerre civile, ou la réunion du Maroc et le Front Polisario.

Compte tenu du grand nombre de délégations, l’organisation a choisi de diviser le sommet en sept tables thématiques, toutes avec l’idée que les pays ayant des intérêts communs ont un débat plus agile et avancent dans des engagements concrets dans les domaines du développement économique, de la paix et de la sécurité, transport et connectivité et intégration économique.

Cet engagement à investir massivement dans des projets spécifiques est perçu comme une tentative de l’Europe de gagner du terrain en Afrique et de contrer l’influence croissante de la Russie et de la Chine sur le continent, malgré le fait que l’UE est la plus grande puissance humanitaire et a 11 de ses missions militaire sur le continent.

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« L’ensemble des valeurs est en jeu et pour l’instant, on ne sait pas quel modèle de gouvernement va prévaloir en Afrique », a déclaré le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell, lors de la conférence précédente, appelant à un plus  » géopolitique » vis-à-vis de l’Afrique et soulignant la « valeur ajoutée » que représente l’UE par rapport aux autres puissances.

En ce qui concerne la pluie d’investissements européens, il est prévu que les infrastructures, les programmes de connectivité et l’amélioration des systèmes d’éducation et de santé seront les domaines prioritaires. En marge du sommet, il est également prévu de boucler une enveloppe de 20.000 millions de subventions à elles seules, qui seraient à la charge des Etats membres pour promouvoir des projets phares, ont indiqué des sources européennes.

Un engagement sur les vaccins est également prévu, avec l’idée que l’Europe distribue 450 millions de doses avec le continent voisin d’ici le milieu de l’été, a indiqué un responsable communautaire, alors que le nombre actuel de doses distribuées n’est que de 148 millions.

LE DILEMME DE L’UE AU SAHEL

En tout cas, le sommet arrive au milieu des bouleversements au Sahel en raison des coups d’État au Burkina Faso et au Mali, ce dernier pays ayant organisé des affrontements continus avec les pays de l’UE, ce qui laisse la présence militaire européenne en l’air.

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On s’inquiète également de l’avancée de la Russie dans la région et des conséquences qu’aurait une vacance du pouvoir au Mali si les pays européens quittaient le pays. Plusieurs sources suggèrent que la question se faufilera dans le sommet, comme on pouvait s’y attendre à la table de sécurité qui sera coprésidée par le Premier ministre, Pedro Sánchez, avec les dirigeants de la Mauritanie et du Ghana.

Face aux intentions de la France de réorganiser ses troupes au Sahel, l’Espagne, comme l’UE, défend le maintien de la mission de formation militaire de l’armée malienne si les conditions de sécurité sont garanties. À cette fin, Borrell a envoyé une mission technique pour étudier la situation sur le terrain, le tout dans le cadre de l’exercice conjoint de l’UE pour aborder l’avenir de l’opération.

Des sources diplomatiques soulignent que le pays ne peut pas rester sans surveillance et préviennent qu’une autre puissance prendra la place de l’UE si elle quitte le Mali. Ce débat fait écho à la crise vécue en Afghanistan l’été dernier lorsque le départ des troupes internationales a provoqué la chute rapide du pays aux mains des talibans.

Une autre des tables auxquelles Sánchez participera est celle de la migration, un débat dans lequel l’Espagne se concentrera sur la promotion de la coopération avec les pays d’origine pour mettre fin aux réseaux de trafiquants.

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